RE2020 réglementation environnementale 2020

RE2020 : les changements en vigueur en 2022

La RE2020 (réglementation environnementale 2020) est entrée en vigueur en début de cette année 2022. Cette nouvelle réglementation environnementale vise à optimiser l’efficacité énergétique des nouvelles constructions. En ligne de mire : réduire l’empreinte carbone du pays et construire des bâtiments auto-suffisants. 

La création de FranceRénov’ et la fusion des aides MaPrimeRénov’ et Habiter Mieux Sérénité ne sont pas les seules nouvelles réformes de 2022. En effet, un nouveau décret sur la performance énergétique des constructions de bâtiments est entré en vigueur.

Il concerne pour l’instant les bâtiments ou parties de bâtiments à usage d’habitation. Mais il concernera les bâtiments de bureaux, ou d’enseignement primaire ou secondaire à partir du 1er juillet 2022, et les extensions de constructions et les constructions provisoires à partir du 1er janvier 2023.

RE2020 : une réglementation qui s’inscrit dans une histoire de la rénovation énergétique

Rappelons tout d’abord que le bâtiment représente 44 % de la consommation d’énergie et 25 % des émissions de C02 en France. Il s’agit donc d’un secteur primordial d’intérêt dans la lutte contre le changement climatique.

La RE2020 est prévue par la loi Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN). Elle se pose comme objectifs d’améliorer la performance énergétique, le confort des bâtiments neufs, et de réduire l’empreinte carbone.

La RE2020 fait suite aux premières réglementations thermiques de 1974, et plus spécifiquement à la RT2012, née du Grenelle de l’Environnement. Elle est née de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015, de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC) et de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ces dispositifs se sont définis comme objectifs d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

Les objectifs de la RE2020

Applicable aux nouvelles constructions, la RE2020 cherche avant tout à optimiser la conception énergétique du bâti. Le but est de construire des bâtiments neufs qui produisent davantage d’énergie qu’ils n’en consomment. Ainsi, le bâtiment neuf doit limiter la consommation d’énergie primaire, et favoriser les matériaux pérennes. La nouvelle construction limitera également la difficulté des épisodes caniculaires.

C’est pourquoi la RE2020 a développe une suite de critères et d’indicateurs pour évaluer la performance énergétique du bâti :

  • Le besoin bioclimatique du bâti (Bbio) évalue l’efficacité énergétique d’une construction en évaluant ses besoins énergétiques. Toutefois, on exclut tous les potentiels équipements futurs (isolation, ventilation, éclairage naturel).
  • Le coefficient d’énergie primaire (Cep) représente la consommation d’énergie primaire nécessaire à couvrir le reste des besoins de la construction. Exemples : chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation, éclairage, ventilateurs et pompes.
  • L’indice carbone (IC) énergie mesure l’impact à long terme (sur 50 ans) sur le changement climatique des émissions de gaz à effet de serre des consommations énergétiques du bâtiment.
  • L’IC construction estime les conséquences de long terme sur le changement climatique des émissions de gaz à effet de serre des composants du chantier jusqu’à leur fin de vie.

Les indicateurs Bbio et Cep sont fondamentalement liés. Ils permettent en les combinant d’évaluer précisément les performances énergétiques des nouvelles constructions. Ainsi, les nouvelles constructions seront adaptées sur le long terme aux nouveaux impératifs de lutte contre le changement climatique.

Écrit par Lassort Marc

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