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Rapport du GIEC : accélérer la transition énergétique

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de publier, ce lundi 9 août, le premier volet de son sixième rapport d’évaluation. Pour António Guterres, le secrétaire général des Nations unies, c’est une « alerte rouge pour l’humanité ». Selon lui, « ce rapport doit sonner le glas des énergies fossiles et du charbon, avant qu’ils ne détruisent notre planète ».

L’état de la planète et du climat selon le GIEC

Le GIEC a entamé son sixième cycle d’évaluation du climat et commencé à publier son sixième rapport d’évaluation. Depuis la publication du premier rapport en 1990, nous sommes passés de simples hypothèses sur la relation entre le réchauffement climatique observé et l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à des faits établis et vérifiables. L’heure n’est plus au débat, mais à l’action concrète.
Il est à présent démontré que l’activité humaine a entraîné un réchauffement de l’atmosphère, des océans et des espaces terrestres. L’ampleur et la vitesse des changements climatiques et météorologiques constatés sont probablement inégalés dans l’histoire humaine. Elles vont entraîner des phénomènes extrêmes dans toutes les régions de la planète. Ces phénomènes peuvent être tout autant des épisodes caniculaires, des fortes précipitations, des sécheresses, des cyclones tropicaux, ou encore la fonte de la banquise et du pergélisol en Arctique. En France, cela pourrait engendrer des canicules à 50°C sur l’ensemble du territoire métropolitain. Et les inondations pourraient prendre une ampleur encore plus démesurée. Par ailleurs, d’ici la fin du siècle, des endroits pourraient se retrouver engloutis sous la mer, comme l’aéroport de Nice et la presqu’île de Giens par exemple.

Les scénarios climatiques à venir selon le GIEC 

Selon le GIEC, les températures mondiales ressenties à la surface vont augmenter jusqu’à 2050, selon tous les scénarios d’émission de gaz à effet de serre étudiés. Le réchauffement climatique pourra dépasser les 1,5°C voire les 2°C au cours du XXIe siècle ! Et cela même en cas d’une prise de conscience mondiale des effets du réchauffement climatique et de mesures drastiques appliquées en conséquence.
De plus, les puits de carbone océaniques et terrestres pourraient s’avérer moins efficaces pour capturer le dioxyde de carbone, sans ainsi participer à l’atténuation du réchauffement climatique. Certains changements comme la fonte des calottes glaciaires, la hausse du niveau des mers, et les transformations océaniques seront même irréversibles pour les siècles, voire les millénaires à venir. Par exemple, l’écoulement des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland a un potentiel d’élévation du niveau des mers de plusieurs mètres. Cela aura des conséquences sociales, sanitaires, économiques, touristiques et même patrimoniales d’une ampleur que l’on ne peut imaginer. Et cela risque d’entraîner des migrations de populations de grande ampleur.
Les principaux effets d’une augmentation de 1,5°C par rapport au niveau de température préindustriel seront probablement les suivants :
  • Une hausse des températures extrêmes dans de nombreuses régions :
    • De 3°C pour les journées chaudes dans les régions situées aux latitudes moyennes ;
    • De 4,5°C pour les nuits froides dans les régions situées aux latitudes élevées.
  • Une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la quantité des fortes de précipitations dans plusieurs régions ;
  • Une augmentation de l’intensité et de la fréquence des épisodes de sécheresse dans certaines régions ;
  • L’élévation du niveau de la mer par rapport à la période 1986-2005 pourrait être compris entre 26 et 77 cm d’ici à 2100.

Les solutions pour éviter une catastrophe mondiale

Cela fait 30 ans que le GIEC nous prévient du changement climatique qui s’opère. Il est à temps à présent de passer à l’action concrète, tant au niveau des pouvoirs publics, des entreprises que des citoyens. Pour réduire l’émission de gaz à effet de serre (CO2, MH4, etc.), il faut réduire la dépendance aux énergies fossiles : charbon, gaz, pétrole.
Voici plusieurs idées ambitieuses pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique :
  • Réduire sa dépendance à la voiture, en privilégiant les transports en commun lorsque c’est possible.
  • Si ce n’est pas possible, s’orienter vers la voiture électrique, dont les émissions sont plus faibles de 77 % par rapport à une voiture à moteur thermique.
  • Remplacer sa chaudière gaz ou fioul traditionnelle par une chaudière gaz ou fioul à condensation par exemple, qui émet moins de CO2.
  • Faire des travaux de rénovation globale de son logement, avec des aides financées par l’État (isolation, chauffage, ventilation). Cela permet de consommer moins d’énergie, et d’améliorer ainsi son bilan carbone.
  • Consommer local et de saison pour éviter de consommer des produits agricoles cultivés sous serre chauffée ou importés de l’étranger.
Chaque année, l’humanité émet 6,4 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Pour atteindre la neutralité carbone, c’est-à-dire l’équilibre entre l’émission de gaz à effet de serre et l’absorption naturelle de carbone par les océans et les végétaux, il faut réduire nos émissions par 2 au moins. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités pour éviter de laisser un monde en piteux état à nos enfants.

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Écrit par Lassort Marc

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